Fermes Lufa : agriculture urbaine sur les toits

09-05-2018 En VedetteArticles

À deux pas du Marché Central, l’immense cloche de verre des Fermes Lufa ne passe pas inaperçue. Depuis 2011, ce toit fertile nourrit 10 000 personnes par semaine. Ce concept de culture hors-sol dite hydroponique, est à l’initiative de Mohamed Hage, un des jeunes fondateurs de ce champs urbain. Il s’est entouré des meilleurs ingénieurs et architectes pour recréer un système comme au temps des jardins suspendus de Babylone!

 

En siégeant sur un toit montréalais, la serre représente non seulement un gain de place mais aussi un havre lumineux. Naturellement, les légumes d’Ahuntsic (concombres, poivrons, piments et zucchinis) sont issus d’une agriculture responsable,  protégées par les insectes qui circulent en toute liberté. Une fois cueillis, ces derniers sont remis le jour même aux divers points de livraison dont le restaurant santé Autour du Pot, rue Chabanel.

 

Le lien direct entre le producteur et le consommateur permet au Fermes Lufa de réduire le nombre d’ intermédiaires ainsi que les déchets d’emballage et de transport. La proximité des produits biologiques préserve  la valeur nutritive du légume et réduit considérablement l’empreinte carbone. Revenir à ce système de culture n’est plus une utopie ni un retour en arrière mais bien une progression dans notre mode de consommation des produits naturels.

 

Mohamed voit juste en faisant références aux anciennes générations qui, pour se nourrir choisissaient de consommer des légumes de saisons cultivés dans un périmètre rapproché. L’ alliage du plaisir et des économies sont  garantis en ligne de compte. Pour passer en mode responsable il suffit de remplir son panier depuis le site et de choisir son point de cueillette.

À propos de la rédactrice

Installée au Québec depuis 2012, Diane Martin-Graser a trouvé le meilleur moyen d’apprécier le patrimoine montréalais à travers la rédaction d’articles thématiques. Passionnée par la photographie dès ses 16 ans, celle-ci s’exerce d’abord sur de la pellicule argentique qu’elle développe en chambre noire lors de son passage à Lille. Depuis ce temps, son cheval de bataille demeure les perspectives urbaines et sociales ancrées dans une composition très contrastée. Également collaboratrice pour le blog Une Parisienne à Montréal et la 5ème édition de Printemps Numérique, Diane souhaite faire découvrir sans objection l’atmosphère singulière de la création montréalaise en suggérant un regard authentique et original.

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