Les Petits Monstres Rigolos: une garderie qui assure la relève !

Une nouvelle génération de bambins grandit au District central. Sous l’œil attentif de Gigi Badir, la directrice de la garderie Les Petits Monstres Rigolos, les cinq classes de chérubins évoluent chaque année dans un local spacieux qui ne fait pas moins de 5600 pieds carrés ! Cette ancienne comptable a toujours su qu’elle ouvrirait une garderie, depuis son pays d’origine, l’Égypte: « lorsque je déposais mes deux enfants tous les matins, je pensais déjà à en ouvrir une, c’est une passion… »confie-t-elle. En 2013, son rêve a été exhaussé.

 

Tandis qu’il flotte un air de comptine entre les murs, Gigi revient aux fondements des valeurs qu’elle partage avec ses élèves, les éducatrices et les parents. Son mot d’ordre: la psychologie de l’enfant. Celle-ci fait l’emphase sur cette discipline scientifique, indispensable au développement du nourrisson pour en faire un adulte épanoui: « la première chose à faire, c’est d’enlever son anxiété le jour de son arrivée, il faut qu’il se sente chez lui ». De la pouponnière à la maternelle, les petits monstres de Gigi vont être valorisés à travers des activités d’apprentissage optimisant leur estime personnelle.

Gigi Badir a choisi stratégiquement la rue Meilleur pour échafauder son projet. En effet, la place ne manque pas et la garderie est située à côté du pôle d’entreprises, ce qui constitue un attrait pour les employés que de travailler à côté de la garderie. Selon la directrice, 60% des familles représentent des résidents du quartier.

 

Concerné par le bien-être de la collectivité, l’établissement s’implique également dans la vie communautaire du quartier District central. La garderie participe à des tables rondes dont le développement de l’enfant reste la thématique centrale. Par ailleurs, la relève québécoise a droit à ses moments de lecture grâce à la bibliothèque mobile stationnée dans les parcs d’Ahuntsic-Cartierville.

 

À propos de la rédactrice

Installée au Québec depuis 2012, Diane Martin-Graser a trouvé le meilleur moyen d’apprécier le patrimoine montréalais à travers la rédaction d’articles thématiques. Passionnée par la photographie dès ses 16 ans, celle-ci s’exerce d’abord sur de la pellicule argentique qu’elle développe en chambre noire lors de son passage à Lille. Depuis ce temps, son cheval de bataille demeure les perspectives urbaines et sociales ancrées dans une composition très contrastée. Également collaboratrice pour le blog Une Parisienne à Montréal et la 5ème édition de Printemps Numérique, Diane souhaite faire découvrir sans objection l’atmosphère singulière de la création montréalaise en suggérant un regard authentique et original.